Archives de catégorie : Numérique

Un nouveau roman: Augmentus

Il vient enfin de sortir: Augmentus, le roman de la révolution cognitive qui a commencé en ce XXIe siècle!

Déjà dispo chez mon fidèle éditeur, et dans toutes les bonnes librairies

Conté par un passionné de cyclisme et d’Intelligence Artificielle (IA), victime consentante d’un processus de digitalisation accélérée, Augmentus raconte la construction d’une IA faible, et son évolution implacable vers l’IA forte.

Au passage, on parle aussi d’IA militaire, de bio-augmentation, d’implants neuronaux, d’ingénierie génétique, d’eugénisme, et de l’accélération foudroyante du progrès qui résulte de la généralisation de l’IA… Dans la révolution cognitive qui est en marche, tous les moyens seront bons pour acquérir la suprématie, et s’assurer une domination sans partage sur les ressources de notre planète!

Les bouleversements techniques, sociaux, économiques et éthiques qui résultent de cet affrontement sont vécus au plus près par le narrateur, cet innocent cycliste dont la métamorphose graduelle mais inéluctable en intelligence électronique permet de résolument adopter le point de vue peu flatteur qu’une superintelligence ne manquerait pas d’avoir sur l’espèce humaine.

On comprendra ainsi mieux son désintérêt, et l’inquiétant avenir silico-centrique qu’elle pourrait préparer pour notre monde…

Débat sur France Inter: Intelligence Artificielle et Journal d’un Nageur

Aujourd’hui passage sur France Inter pour parler d’Intelligence Artificielle et pour présenter le Journal d’un Nageur.

Un moment très sympa et instructif!

A écouter sur le site de France Inter ou sinon directement le podcast:

 

Journal d’un Nageur – le débat!

A l’occasion de la sortie du Journal d’un nageur, deux séances de débat-dédicace sont organisées par la très sympathique librairie / galerie / restaurant / salon de thé du Mille Feuilles:

  • ce Samedi 1er Avril, à 15h30, à Bièvres
  • le Samedi 22 Avril (à la veille du premier tour!), à 16h, à Ville d’Avray

L’occasion de découvrir un lieu remarquable et de discuter un peu de la transformation de nos médias, de la notion de progrès, de la dé-mondialisation et de son impact…

Le journal d’un nageur dans la presse…

Quelques critiques du Journal d’un nageur  dans la presse:

 

Le Journal d’un nageur à la radio

Le Journal d’un nageur a été évoqué ce dimanche 12 mars dans Le masque et la plume, sur France Inter, vers la fin de l’émission, dans les conseils… Bonne critique!

Sur le site de France Inter, à partir de 51’55.

Ou écouter directement l’extrait de l’émission:

 

 

 

 

 

 

Journal d’un nageur

Bon, ça y est, il est sorti: le Journal d’un nageur de l’ère post-Trump, une œuvre majeure de la politique-fiction cyber-politico-natatoire.

Déjà dispo chez l’éditeur, et mi-Mars en librairie

Comme il sied en cette période électorale, le bouquin porte sur l’avenir de la France sous Le Pen, la fin des médias, les évolutions hasardeuses du numérique, les startups, la cybersécurité, l’intelligence artificielle, les missiles de croisière, les sunnites, chiites et autres wahhabites, la virtualisation de toute chose, l’accélération du réchauffement climatique, la fin du libre-échange et ses conséquences sur l’économie mondiale, les joies de Tinder en milieu rural, ce qu’il adviendra de la France quand les terroristes deviendront sérieux, pourquoi Neandertal a battu Sapiens (et pourquoi ce dernier va disparaître)…

Et en bonus, il y a même des leçons de natation et des conseils pour choisir ses palmes!

Un grand merci à Philippe, dont les commentaires sur ce blog et sur le sien m’ont largement inspiré.

Ne reculant devant aucune contradiction, il y a même une page Facebook et une page LinkedIn pour ce livre qui dénonce les réseaux sociaux!

1 heure de minimalisme à la Tate Modern

Petite visite à la Tate Modern, ce week-end.

J’ai été frappé par ce portrait de Philip Glass et Bob Wilson par Mapplethorpe, datant de leur collaboration sur le minimaliste Einstein on the Beach.

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Bob Wilson reste un génie de l’image et de la lumière, mais sa récente proposition, dans Les Nègres, n’est guère convaincante – les spectateurs réagissent d’ailleurs de façon un peu apathique. Philip Glass, lui ne m’a jamais déçu, et j’ai hâte de voir son nouvel opéra, inspiré du Procès de Kafka.

Sa prestation au Grand Palais, seul au piano, au milieu des oeuvres monumentales de Richard Serra était simplement inoubliable. Richard Serra se retrouve d’ailleurs opportunément cité à la Tate, sous un format plus humain, plus minimaliste en quelque sorte:

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Mapplethorpe lui n’avait rien de minimaliste – il était plutôt maximaliste dans ses goûts, ses oeuvres et ses appétences – mais une bonne section du musée, en dehors de ses photos, dans le reste du 3ème étage, est dédiée au minimalisme.

On y comprend alors que le flat design, standard incontournable (depuis iOS 7 et Windows 8) des interfaces informatiques modernes et de la mobilité, puise ses racines dans un très long mouvement artistique. Ellsworth Kelly a passé 50 ans de sa vie à peindre des rectangles de couleur uniformes:

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Bon, faut avouer que parfois ça tourne un peu au foutage de gueule.

Ici, Grey de Gerhard Richter. Commentaire de l’artiste: Grey is the epitome of non-statement. It doesn’t trigger off feelings or association, it is actually neither visble nor invisible… Like no other colour, it is suitable for illustrating « nothing ». Genre le 4’33 » de Cage, quoi…

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Et les Square Tubes (1967) de Charlotte Posenenske m’ont rappelé qu’il était temps de rentrer à la maison réviser la VMC.

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