Vestiges égyptiens…

Continuant mes balades le long de la Seine, je suis tombé sur cette maison, aujourd’hui abandonnée aux tagueurs et paint-balleurs…

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L’accès un peu labyrinthique donne une irrépressible envie d’entrer…

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Dedans tout n’est que luxe, calme et volupté…

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Vue imprenable sur la forêt environnante…

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Partout, la lumière…

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Une série de fenêtres, qui accompagnaient un escalier que l’on imagine majestueux…

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Il ne faut pas toujours suivre les indications facétieuses!

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Au sous-sol, la fresque mystérieuse d’un tagueur un peu plus inspiré s’amuse à donner un air égyptien à ce lieu pourtant si francilien…

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La fin de l’humanité

Ainsi donc, nous y sommes.

Après 200 000 années qui ont vu l’espèce humaine, Homo Sapiens, évoluer vers toujours plus d’intelligence, de raison, de force et de santé, il est venu, le temps de la chute et du déclin.

Toutes les études le montrent avec force: notre espèce est entrée en régression. Car se ne sont pas un ou deux indicateurs isolés qui clignotent, mais tout un faisceau de preuves qui aujourd’hui convergent. Des indicateurs qui progressaient constamment depuis des siècles et des siècles se mettent subitement à chuter.

Nous avons déjà vu comment l’humanité se déplaçait de plus en plus lentement.

Plus préoccupant, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, en une génération, les performances sportives moyennes de la population se sont effondrées (voir ici, ici et ici).

De même, l’acuité visuelle des nouvelles générations a fortement diminué.

Malgré les progrès incroyables de la médecine, après des siècles d’augmentation constante, l’espérance de vie et l’espérance de vie sans incapacité se mettent à diminuer. Il semblerait d’ailleurs que les progrès en espérance de vie qui avaient été constatés auparavant tenaient plus à notre capacité à nous rafistoler rapidement en cas de problème (accidents cardio-vasculaires, SAMU..) qu’à l’amélioration de notre santé, de notre environnement ou de notre hygiène de vie.

On pourrait penser que la pratique des jeux vidéos, le stress des sociétés modernes et la motorisation croissante des populations améliore au moins nos réflexes – mais il n’en est rien, même de ce point de vue le déclin est marqué, nos temps de réaction ont fortement augmenté en un siècle!

Pire, alors que l’intelligence humaine moyenne était en progression constante depuis des siècles (le fameux effet Flynn), pour la première fois les tests montrent que le QI des nouvelles générations sont en baisse sensible par rapport à celui de leurs aînés (voir ici, ici et ici).

En vérité, tous les indicateurs convergent: que ce soit au plan physique ou intellectuel, l’espèce humaine a arrêté tout progrès et a entamé un déclin profond.

Certes, certains prétendent que d’autres capacité se sont améliorées, mais ils sont bien en mal de citer quoique ce soit de mesurable, à part peut-être l’aptitude à attraper des Pokemon ou à taper rapidement des textos à 2 doigts.

Par un paradoxe ironique, les soins médicaux et sociaux qui nous sauvent en tant qu’individu signifient en même temps notre fin en tant qu’espèce. L’humanité s’est enfin affranchie de la sélection naturelle, loi ô combien cruelle. Mais cette loi était aussi le processus fondamental régissant l’évolution des espèces et donc leur adaptation et leur survie, sous une forme renouvelée. Ne bénéficiant plus de cette adaptation, nous sommes  condamnés à régresser et disparaître à plus ou moins brève échéance.

Mais au moins pourrons-nous avoir la satisfaction mitigée d’avoir connu l’apogée du règne humain sur notre terre…

Jeûne thérapeutique

Suite à une émission d’Arte (voir aussi le livre correspondant de Thierry de Lestrade) nous avons décidé de suivre un jeûne thérapeutique. Après tout, le jeune était largement pratiqué, de façon forcée (ou volontaire?) par nos ancêtres préhistoriques. En jeûnant, nous ne faisons que réactiver des mécanismes toujours présents dans notre espèce, aujourd’hui complètement inutilisés, mais extrêmement puissants! Ce sont eux qui ont permis la survie des hommes à travers les siècles et assuré le succès de notre espèce.

Le protocole suivi est celui du Dr F-X Mayr (1875–1965), bien connu en Allemagne et en Autriche: un (tout) petit pain desséché le matin, un autre à midi, accompagné d’un demi-yaourt, et un thé le soir, le tout pendant 2 semaines (moins de 200kcal/j). Une alternative (plus coûteuse!) est la méthode Buchinger (on remplace le petit pain desséché par des jus de fruits et légume). Pendant le jeûne, une activité physique modérée est recommandée: marche, nage souple, qi gong, yoga… Pour ma part, j’ai ajouté un peu de vélo, sans jamais dépasser 115 BPM / 150 W.

Bilan: -5 kg en 15 jours, mais ce sera probablement vite repris, car le but d’un tel jeûne n’est pas l’amaigrissement.

Par contre, ce but peut être sportif: une condition de succès sur les épreuves longues distances est la capacité à brûler les graisses pour trouver son énergie (c’est comme ça qu’on évite le mur du marathon). Le grand champion Sindballe explique ainsi comment il a réussi à transformer son corps en machine à brûler les graisses. Il a essayé différentes méthodes, mais pas le jeûne. Certains courent la matin à jeûne pour s’y entraîner, mais ils ont encore des réserves de glucides s’ils ont mangé la veille. En fait, la phase cétonique du jeûne, celle où l’on consomme essentiellement des graisses, ne survient qu’au bout de 4 ou 5 jours. On s’entraîne alors à vivre en puisant dans son stock de graisse (lipolyse), qui est la réserve d’énergie de loin la plus abondante du corps humain, ce qui est très bénéfique pour les sportifs d’endurance (durée d’effort >3h). Cependant, il faut veiller au cours du jeûne à modérer son entraînement, pour éviter les risques d’hypoglycémie ou de fonte musculaire par catabolisme (cycle de Cahill): rester dans la zone de confort aérobie, où l’on peut discuter facilement. Si le jeûne peut être une bonne chose pour apprendre à brûler ses graisses, je ne le recommanderais néanmoins pas à proximité d’une épreuve importante: plutôt à faire en période de coupure.

Mais l’intérêt essentiel du jeûne n’est en vérité pas la perte de poids ou l’entraînement sportif: il est essentiellement thérapeutique. J’étais un peu sceptique au début, mais je dois dire que les effets sur mon arthrose sont assez bluffant. En une semaine, les douleurs ont disparu!

Du coup je suis allé voir de plus près la littérature scientifique qui existait sur le sujet et le résultat est intéressant.

De nombreuses études attestant des effets bénéfiques du jeûne sur de nombreuses pathologies: maladies cardio-vasculaires (maladies coronariennes, insuffisance cardiaque, troubles de la circulation artérielle, insuffisance veineuse), maladies du dos et des articulations, hypertension, arthrose, arthrite, polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite ankylosante, maladies du tube digestif, épuisement physique et psychique,migraines et maux de tête, allergies dont asthme, surpoids, hyperlipidémie, hypercholestérolémie, hyperuricémie, diabète de type II, stress, tabagisme…

En français, la méta-étude la plus complète sur le sujet est sans doute celle de l’INSERM.

Elle fait une revue des études sur le sujet, note de nombreuses études attestant des effets bénéfiques du jeûne, mais reste très prudente dans ses conclusions, concluant sur la nécessité de poursuivre des recherches, et contestant la rigueur des études passées.

Cependant, cette méta-étude est elle-même marqué par un gros biais. Pour des raisons pratiques, les auteurs n’ont considéré que les résultats publiés en français ou en anglais. Or l’essentiel des études et des expériences sur le sujet a été fait en Allemagne et en Russie, par des auteurs qui n’ont pas toujours pris le soin de traduire en anglais leurs études. Par exemple, une étude de l’université d’Iena sur les effets du jeune sur l’arthrose est complètement ignorée. Et il est clair que les caractéristiques du jeûne font qu’on ne peut pas le traiter statistiquement comme un traitement médicamenteux: impossible de faire un test en aveugle (il n’y a pas de jeune placebo, impossible de faire jeûner un patient sans qu’il sache s’il jeûne ou pas!), et également impossible de faire un test randomisé: on ne peut pas choisir au hasard des patients pour faire un jeune, car la décision de jeûner est le résultat d’un long processus d’élaboration mentale, qui n’aboutira pas pour un grand nombre de personnes.

Pour autant, ce n’est pas parce que la nature du traitement fait qu’il est impossible d’utiliser les outils statistiques classiques permettant de s’assurer scientifiquement de son efficacité qu’il est inefficace!Ou que ceux qui le pratiquent sont des charlatans… La nature n’a que faire de considérations méthodologiques. Au regard des nombreuses expériences menées, des témoignages anecdotiques et de mon expérience personnelle, je serai tenté de dire que le jeûne, ça marche!

 

15 conseils pour la natation en triathlon

 

Pour aller vite en nat sur un triathlon, il y a bien sûr avant tout le travail de fond qu’il faut faire en piscine pour s’entraîner et apprendre à bien nager, pour lequel nous bénéficions des conseils de nos entraîneurs.

Mais il y a aussi pas mal de choses qu’on ne découvre que lentement, en pratiquant les triathlons, des petits trucs qui permettent de mieux sortir de l’eau sans passer forcément par de longues heures d’entraînement. Des trucs qui m’ont toujours permis de nager en eau libre au-dessus de mon niveau en piscine.

J’ai essayé de résumer tout ça. Les vieux briscards n’apprendront rien, mais les débutants pourront peut-être piocher des idées. A prendre ou à laisser!

Le départ

1. Le mass start au départ du triathlon peut parfois être impressionnant quand on débute. Il faut plonger dans la mêlée sans crainte, avec générosité et ardeur, avec le sentiment d’enfin se libérer de la pression accumulée avant la course – avoir l’esprit rugby, aller au paquet sans crainte, décontracté, dans le plaisir, la joie et l’allégresse!

2. Bien se positionner au départ: estimer avec lucidité et humilité son niveau de natation, et se positionner en fonction. Se placer en première ligne que si on sort régulièrement de l’eau dans les premiers 10%, se mettre au milieu si on sort au milieu, à la fin si on sort à la fin. C’est le meilleur moyen de ne pas se faire nager dessus, et de trouver des gens de son niveau avec qui on pourra optimiser sa nage.

3. En cas de départ ou d’arrivée sur une plage, ou en cas de passage à faible profondeur, se pose la question de la stratégie optimale de déplacement. Chacun a ses préférences, mais en règle générale, ce qui marche bien, c’est: eau jusqu’au genoux -> courir, eau à la taille -> dolphining, eau aux épaules -> nager – ceci évidemment si le fond est sain (pas de cailloux coupants ou de verre cassé… auquel cas on privilégiera la nage)

Matériel

4. Prendre des lunettes masques (type Aquasphere) plutôt que des petites lunettes: on y voit mieux pour s’orienter, et on risque moins la blessure en cas de coup de pied dans la figure

Drafting

5. Profiter du drafting, puisqu’il est légal en nat: se mettre soit juste derrière un nageur, soit avec la tête au niveau de sa hanche, en évitant de le toucher bien sûr, pour pas l’énerver! Le gain de vitesse peut être significatif (quelques secondes par 100m).

6. Ne pas rendre les tirages de pieds ou les baffes: celui qui vous en a collé une ne l’a probablement pas fait exprès, si vous rendez , vous allez perdre du temps, de l’énergie et de l’influx, et après il voudra vous le re-rendre. Ignorer les coups, ne pas s’énerver, et rester concentré sur l’objectif: arriver le plus vite possible dans le meilleur état possible!

7. Bien choisir le nageur drafté: prendre un gars un peu plus fort que soi (mais pas trop fort!), qui nage droit, régulièrement, et avec un battement de jambe pas trop fort.

8. Si le drafté n’est pas si fort que ça, le relayer quand il faiblit, ou alors aller chercher un autre groupe: le but est d’aller plus vite en suivant un gars plus fort que soit (ou qui suit quelqu’un qui suit quelqu’un plus fort que soi), pas de se faire endormir sur un faux rythme confortable. Drafter peut faire gagner du temps, mais il vaut mieux nager seul ou devant rapidement que derrière un autre lentement!

Orientation

9. Pour s’orienter, la première chose c’est d’y voir clair! Pour éviter la buée, mettre un peu de shampoing dans les lunettes avant le départ, et ensuite bien rincer pour que ça ne pique pas les yeux.

10. Bien visualiser et mémoriser avant le départ le parcours nat, pour gérer correctement sa course et ses allures – mobiliser son intelligence situationnelle: savoir exactement combien il y a de bouées et de virages à passer, pour savoir à tout instant où on en est. Par exemple on peut décider en course de faire 200m à fond jusqu’à la première bouée pour bien se placer, puis décider que si on est dans le premier tiers du parcours, ça peut valoir la peine de se mettre dans le rouge deux ou trois minutes pour attraper de bons pieds, et on peut décider que ça ne vaut plus le coup de vider ses lunettes si elles sont pleines de flotte quand on est à 100m de l’arrivée.

11. Parfois les bouées sont difficilement visibles (petites bouées, vagues en mer…). En mer, s’orienter lorsqu’on est en haut de la vague, et de façon générale, prendre des points de repère hauts sur l’horizon: bâtiments ou arbres sur la rive, bateau, soleil, colline… Il faut mémoriser ces repères hauts avant le départ, ou au pire juste après les virages.

Choix d’itinéraire

12. Aller au plus court au virage à la bouée si on ne craint pas les baffes, contourner à l’écart sinon – on gagne alors largement en ne frottant pas ce qu’on perd en distance (1 ou 2m).

13. Bien « lire » l’eau avant le départ. En mer (exemple: La Baule), il y a souvent du courant, dû aux marées. Il est important d’analyser la force et la direction de ce courant. L’idéal, c’est d’observer une course avant, et de voir comment les nageurs sont déportés. Le plus souvent, la ligne des nageurs fait une sorte de courbe entre le départ et la première bouée, vers la gauche si le courant porte à gauche ou inversement. Plus le courant est fort, plus la courbe est marquée. Si le courant porte à gauche, il faut partir à droite de la ligne de départ, et viser la droite de la bouée, et ce d’autant plus que le courant est fort  – et inversement bien sûr. S’il n’y a pas de course avant, regarder dans quelle direction les bateaux amarrés s’orientent.

14. En rivière, le courant est encore plus important. Bien repérer à l’avance les endroits où le courant est le plus fort pour en profiter, le plus souvent au milieu, mais pas toujours. Parfois (ex: Sartrouville), il faut remonter la rivière. Là, il faut au contraire repérer les endroits où le courant est faible, le plus souvent près des berges, ou idéalement derrière un obstacle faisant barrage (par exemple une pile de pont) pour profiter à plein du contre-courant qui remonte. Pratiquer un peu le canoë est un bon moyen pour apprendre à lire une rivière.

Allure

15. L’allure doit s’adapter selon la course. De façon générale, plus la course est courte, et plus il est important de bien sortir en natation, surtout si le drafting est autorisé en vélo, et plus elle est longue, moins la natation est importante dans le résultat final. Donc sur distance courte (S, M), surtout si le drafting est autorisé, ne pas hésiter à faire la natation à fond. Sur distance longue (L, XXL), la journée sera longue, le vélo et la CAP feront le résultat, donc on essaiera plutôt de poser sa nage et de ne pas sortir trop fatigué.

Bonnes courses!