Le port de l’angoisse

Après Argenteuil, j’ai poussé encore plus loin vers le Nord mes explorations péri-urbaines, attiré par le grand, l’immense Port de Gennevilliers. Je l’avais déjà contemplé depuis l’A15, et intrigué, j’avais alors appris qu’il s’agissait du plus grand port fluvial de France, et un des plus grands d’Europe.

A Gennevilliers, il ne faut pas s’attendre à la vision nostalgique du port, avec ses bateaux, ses quais, ses marins et ses dockers. L’accès aux darses est réservé à la noria des semi-remorques et strictement interdit au visiteur. Tout y est de dimension inhumaine. L’homme y est d’ailleurs rare et invisible, caché derrière les pare-brises des camions et des charriots porte-conteneurs. Avec ces engins, un homme seul empile des conteneurs de 12m de long et de 20 tonnes comme si c’était des briques de Lego.

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La pluie venait de tomber. La lumière traversait les nuages pour frapper le métal des conteneurs et des réservoirs.

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Et il n’y a guère que le bleu décati d’un poste électrique devant son algeco pour nous rappeler les mers lointaines d’où viennent toutes ces marchandises.

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Avant de partir, une barre abandonnée (mais en était-ce vraiment une?) nous rappelle qu’autrefois on voyait des bateaux dans les ports…

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