Archives de catégorie : Vie de banlieue

Nuit Blanche: Glassworlds

Toujours fan de minimalisme et de Philip Glass, nous sommes allés à la Philharmonie écouter Nicolas Horvath lors de la dernière Nuit Blanche de Paris. Il interprétait l’intégrale de l’oeuvre pianistique du maître, soit 12h de musique, en continu, sans aucune pause, de 19h à 7h du matin! Une expérience maximaliste d’une musique minimaliste, réminiscente de mes travaux de rénovation d’antan…

Des chaises longues judicieusement positionnées au plus près de l’artiste permettaient aux plus enthousiastes de suivre attentivement l’interprétation, et aux plus fatigués de bénéficier d’un sommeil récupérateur.

img_7862-lr

 

 

Mais cette fois-ci, j’ai pu percer le secret de la performance en endurance: les canettes de Red Bull!

img_7864-hd

La piscine abandonnée

Grand amateur de piscines, mon cœur se serre à la vision désolante de cet établissement abandonné des bords de Seine.

Les algues ont envahi le bassin principal, la terre craquelé laisse entrevoir le bleu du fond du petit bassin, et le grand toboggan domine le paysage désolé de ce qui fut autrefois un lieu vibrant de vie et d’animation.

Ainsi il nous est rappelé que les œuvres du génie humain ne sont pas éternelles, que parfois la nature reprend le dessus sur l’homme, et que notre civilisation est, comme toute les civilisations, périssable. Un avant-goût de l’ère post-humaine qui arrive à grand pas?

 

 

Vestiges égyptiens…

Continuant mes balades le long de la Seine, je suis tombé sur cette maison, aujourd’hui abandonnée aux tagueurs et paint-balleurs…

IMG_7294-LR

 

L’accès un peu labyrinthique donne une irrépressible envie d’entrer…

IMG_7304-LR

 

Dedans tout n’est que luxe, calme et volupté…

IMG_7317-LR

 

Vue imprenable sur la forêt environnante…

IMG_7316-LR

 

IMG_7308-LR

 

Partout, la lumière…

IMG_7331-LR

 

Une série de fenêtres, qui accompagnaient un escalier que l’on imagine majestueux…

IMG_7324-LR

 

Il ne faut pas toujours suivre les indications facétieuses!

IMG_7320-LR

 

Au sous-sol, la fresque mystérieuse d’un tagueur un peu plus inspiré s’amuse à donner un air égyptien à ce lieu pourtant si francilien…

IMG_7334-LR

La fin de l’humanité

Ainsi donc, nous y sommes.

Après 200 000 années qui ont vu l’espèce humaine, Homo Sapiens, évoluer vers toujours plus d’intelligence, de raison, de force et de santé, il est venu, le temps de la chute et du déclin.

Toutes les études le montrent avec force: notre espèce est entrée en régression. Car ce ne sont pas un ou deux indicateurs isolés qui clignotent, mais tout un faisceau de preuves qui aujourd’hui convergent. Des indicateurs qui progressaient constamment depuis des siècles et des siècles se mettent subitement à chuter.

Nous avons déjà vu comment l’humanité se déplaçait de plus en plus lentement.

Plus préoccupant, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, en une génération, les performances sportives moyennes de la population se sont effondrées (voir ici, ici et ici).

De même, l’acuité visuelle des nouvelles générations a fortement diminué.

Malgré les progrès incroyables de la médecine, après des siècles d’augmentation constante, l’espérance de vie et l’espérance de vie sans incapacité se mettent à diminuer. Il semblerait d’ailleurs que les progrès en espérance de vie qui avaient été constatés auparavant tenaient plus à notre capacité à nous rafistoler rapidement en cas de problème (accidents cardio-vasculaires, SAMU..) qu’à l’amélioration de notre santé, de notre environnement ou de notre hygiène de vie.

On pourrait penser que la pratique des jeux vidéos, le stress des sociétés modernes et la motorisation croissante des populations améliore au moins nos réflexes – mais il n’en est rien, même de ce point de vue le déclin est marqué, nos temps de réaction ont fortement augmenté en un siècle!

Pire, alors que l’intelligence humaine moyenne était en progression constante depuis des siècles (le fameux effet Flynn), pour la première fois les tests montrent que le QI des nouvelles générations sont en baisse sensible par rapport à celui de leurs aînés (voir ici, ici et ici).

En vérité, tous les indicateurs convergent: que ce soit au plan physique ou intellectuel, l’espèce humaine a arrêté tout progrès et a entamé un déclin profond.

Certes, certains prétendent que d’autres capacité se sont améliorées, mais ils sont bien en mal de citer quoique ce soit de mesurable, à part peut-être l’aptitude à attraper des Pokemon ou à taper rapidement des textos à 2 doigts.

Par un paradoxe ironique, les soins médicaux et sociaux qui nous sauvent en tant qu’individu signifient en même temps notre fin en tant qu’espèce. L’humanité s’est enfin affranchie de la sélection naturelle, loi ô combien cruelle. Mais cette loi était aussi le processus fondamental régissant l’évolution des espèces et donc leur adaptation et leur survie, sous une forme renouvelée. Ne bénéficiant plus de cette adaptation, nous sommes  condamnés à régresser et disparaître à plus ou moins brève échéance.

Mais au moins pourrons-nous avoir la satisfaction mitigée d’avoir connu l’apogée du règne humain sur notre terre…

Le port de l’angoisse

Après Argenteuil, j’ai poussé encore plus loin vers le Nord mes explorations péri-urbaines, attiré par le grand, l’immense Port de Gennevilliers. Je l’avais déjà contemplé depuis l’A15, et intrigué, j’avais alors appris qu’il s’agissait du plus grand port fluvial de France, et un des plus grands d’Europe.

A Gennevilliers, il ne faut pas s’attendre à la vision nostalgique du port, avec ses bateaux, ses quais, ses marins et ses dockers. L’accès aux darses est réservé à la noria des semi-remorques et strictement interdit au visiteur. Tout y est de dimension inhumaine. L’homme y est d’ailleurs rare et invisible, caché derrière les pare-brises des camions et des charriots porte-conteneurs. Avec ces engins, un homme seul empile des conteneurs de 12m de long et de 20 tonnes comme si c’était des briques de Lego.

IMG_4961-LR1024

 

La pluie venait de tomber. La lumière traversait les nuages pour frapper le métal des conteneurs et des réservoirs.

IMG_4955-LR1024

 

Et il n’y a guère que le bleu décati d’un poste électrique devant son algeco pour nous rappeler les mers lointaines d’où viennent toutes ces marchandises.

IMG_4963-LR1024

 

Avant de partir, une barre abandonnée (mais en était-ce vraiment une?) nous rappelle qu’autrefois on voyait des bateaux dans les ports…

IMG_4970-LR1024